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Comment protéger sa carte bancaire |
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Grâce à l'introduction des
nouvelles technologies, la fraude devient de plus
en plus sophistiquée. Voici les principaux
risques que vous courez et la manière d'y faire
face. Votre carte est volée au
distributeur
Le scénario est
toujours le même: les escrocs opèrent par deux,
se mettent derrière vous, engagent la
conversation sous des motifs futiles pour
visualiser le code. Ensuite, il y a plusieurs cas
de figure: soit les fraudeurs remplacent votre
carte par une autre, préalablement volée, pour
ne pas éveiller vos soupçons. Soit ils la
subtilisent, tout simplement..
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Nos conseils
1/ Mieux
vaut renoncer au retrait d'argent, dès
qu'il y a des personnes suspectes"
2/ Au cas où la carte
semble avalée, mieux vaut ne pas quitter
le distributeur, tant qu'il y a quelqu'un
qui peut récupérer la carte.
3/ Faites opposition dès
que possible, et ce, avant même d'aller
porter plainte.
Avant opposition, la
franchise se monte à 3 000 francs
maximum si le fraudeur a fait des
paiements avec utilisation de votre code,
à 600 francs sans code et, pour les
retraits, au montant hebdomadaire qui
vous est accordé (2 000 à 3000 francs
selon les banques).
C'est la date et l'heure
d'enregistrement au centre d'appel
d'opposition qui font foi. Le prénom et
le nom sont insuffisants et, si certaines
banques l'acceptent, il faut s'en
méfier. Le Groupement des cartes
bancaires précise que l'enregistrement
ne peut être effectif sans le numéro à
seize chiffres.
Il peut également arriver
que le client fasse correctement
opposition, mais que celle-ci soit mal
enregistrée, le zéro défaut n'existant
pas. "Dans ce cas, il y a toujours
possibilité pour la banque de consulter
le listing de son centre d'opposition où
sont enregistrées les données",
précise Hervé de Lacotte, porte-parole
du groupement des cartes bancaires. Afin
d'éviter toute contestation, et suite à
une recommandation de la Commission
européenne (du 30 juillet 1997), les
banques ont décidé, depuis janvier
dernier, de délivrer systématiquement
un numéro d'enregistrement d'opposition.
4/ Confirmer votre
opposition par écrit, même si,
"d'après la jurisprudence, la
confirmation écrite n'est pas une
condition de validité", estime Me
Richard, qui cite un arrêt de la cour
d'appel de Caen du 24 juin 1993.
Pour couvrir les clients
entre l'instant du vol (ou la perte) et
celui, précis, de l'opposition, les
banques proposent des assurances sur les
"moyens de paiement". Elles
prennent en charge les franchises
précédemment évoquées, mais, on l'a
vu, ne couvrent pas toujours
l'intégralité du préjudice.
Votre carte est volée à
l'étranger
Il s'agit
alors, une fois l'opposition faite, de
trouver d'autres moyens de paiement.
Malheureusement, seuls les détenteurs de
cartes haut de gamme (Visa Premier, Gold
MasterCard, American Express) peuvent se
voir dépanner d'une nouvelle carte sous
quarante-huit heures. Pour remédier à
ce problème, la BNP prévoit de lancer
prochainement une carte de "back
up" servant uniquement aux retraits
et destinée à doubler la carte de
paiement.
Deuxième risque : votre
compte est débité, parfois plusieurs
mois après votre retour de voyage,
d'achats que vous n'avez jamais
effectués. Plusieurs explications
possibles. Soit un commerçant
malhonnête a fait plusieurs empreintes
en blanc avec son "fer à
repasser" et les écoule
progressivement. Soit il s'agit d'une
contrefaçon, assez répandue à
l'étranger, puisqu'il suffit d'une
signature et d'une carte pour payer.
"Il suffit que l'on relève votre
numéro de carte pour le mettre sur un
rectangle de plastique avec une piste
magnétique vierge et le tour est
joué", explique-t-on au CIC-Paris.
Nos conseils :Ecrivez une lettre
de contestation explicite en précisant
quels montants vous dénoncez et
accompagnez-la du relevé où ils
figurent. En justifiant par ailleurs que
vous étiez en France le jour où les
opérations frauduleuses ont eu lieu,
grâce à la mention d'un retrait près
de chez vous, par exemple. En général,
les banques font d'abord une enquête
pour vérifier le bien-fondé de la
réclamation et remboursent ensuite. La
régularisation peut donc avoir lieu des
mois plus tard...
Votre numéro à seize
chiffres est utilisé à votre insu :Il figure sur
toutes vos facturettes, quand vous payez
dans les stations-service, les
restaurants ou les supermarchés
(
). Attention à ne pas les perdre.
"La fraude par carte dans le domaine
de la vente par correspondance est en
plein boum", relève Miguel Le
Conte, du Cedicam. "On observe une
concomitance entre l'explosion d'Internet
et cette évolution", précise-t-il.
Même constat à la Société Générale
qui indique que le nombre de
contestations concernant Internet est en
hausse. Généralement, les achats
frauduleux sur Internet sont peu élevés
(de l'ordre de la centaine de francs).
Plus préoccupant, il existe
des sites, souvent éphémères,
proposant des listes où figurent des
centaines, voire des milliers de numéros
de cartes piratées dans des bases de
données. Résultat: même si vous
n'êtes pas un adepte d'Internet, vous
pouvez être débité d'achats sur la
toile.
Dernière escroquerie à la
mode en matière de paiement à distance,
la fraude à la carte sur mobile.
Souvent, les victimes n'ont pas de
portable. Les escrocs qui pratiquent
cette arnaque, si. Ils utilisent le
numéro de carte usurpée pour recharger
la carte qui fonctionne sur leur mobile.
Bouygues Télécoms, par exemple,
confirme ainsi que la carte SIM
fonctionnant sur son offre Nomad fait
l'objet de ce type d'attaques. Tout en
précisant que l'existence de plafonds
(pour sept jours, la recharge ne peut
excéder 580 francs par abonnement)
permettent de limiter les dégâts. Une
cellule spécifique a été mise en place
pour déceler ce type d'arnaque.
Nos conseils :Dans une telle
situation (facilement repérable
lorsqu'il s'agit d'Internet grâce à des
noms à consonances américaines ou à
des noms explicites comme
"Cyber-
"), il suffit de
contester par écrit auprès de sa
banque. Elle recrédite automatiquement
le compte, puisqu'en l'espèce ni code
confidentiel ni signature manuelle n'ont
été utilisés. Rappelons qu'en matière
d'achats à distance, c'est le
commerçant qui a la charge de la preuve.
Pour l'heure, en France, il semblerait
que les principales victimes soient les
banques qui ne parviennent pas toujours,
schématiquement, à se faire indemniser
par les banques des commerçants.
Supportant le poids
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