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Obésité
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Obésité
Source de
l'info ( extait du
site 33 docavenue)
voir suite article sur :www.33docavenue.com
Dr Jean-Michel Oppert, Hôtel-Dieu,
Paris
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Définir
l'obésité est moins simple qu'il n'y paraît.
L'une
des particularités de l'obésité est son caractère
visible. Le poids souhaité par les uns (les
patients) n'est pas forcément le poids
souhaitable pour les autres (les soignants). Dans
ce domaine, la pression sociale et médiatique
est considérable ("l'idéal minceur").
Pour simplifier et établir des repères qui
permettront d'effectuer des comparaisons, un
indice simple est utilisé actuellement pour évaluer
la corpulence : l'indice de masse corporelle (IMC).
L'IMC est égal au rapport du poids (en kilos)
sur le carré de la taille (en mètres).
Chez
l'adulte, on s'accorde aujourd'hui pour
considérer que l'intervalle d'IMC le
moins risqué pour la santé se situe
entre 18,5 et 25 kg/m2 ; la surcharge
pondérale correspond à l'intervalle
d'IMC situé entre 25 et 30 kg/m2, et
l'obésité est définie par un IMC supérieur
à 30 kg/m2, entraînant une augmentation
significative de risques de complications
et de mortalité. Il faut comprendre que
l'IMC indique dans un premier temps le
degré de surpoids global, mais qu'il est
aussi l'estimation d'un certain degré de
risques pour la santé. Toutefois, un même
IMC peut correspondre à des situations
individuelles très différentes.
En
utilisant le critère d'un IMC supérieur
à 30 kg/m2, le nombre de cas d'obésité
est estimé en France entre 7 et 10 % de
la population adulte, et ce pour les deux
sexes. Ces chiffres sont nettement inférieurs
à ceux relevés aux États-Unis : 20 %
chez les hommes et 25 % chez les femmes.
La France
paraît donc relativement épargnée par
ce qui a été appelé "l'épidémie
mondiale d'obésité". Cependant,
des tendances relevées chez les enfants
de certaines régions françaises peuvent
laisser présager une future augmentation
de l'obésité chez l'adulte. Cette
situation est préoccupante, du fait des
nombreuses complications que peut entraîner
l'obésité. En dehors des diabètes de
type 2 et des dyslipidémies (qui sont très
fréquents), les principales
complications possibles observées chez
les patients obèses (pour lesquels
existe un risque nettement plus grand que
chez les sujets de poids normal) sont :
le syndrome d'apnée du sommeil, les
maladies coronariennes associées à
l'hypertension artérielle, la gon
arthrose, la pathologie vésiculaire,
l'hyper uricémie et la goutte.
Si les
complications générées par l'obésité
sont multiples, les causes qui mènent à
l'excès de poids sont elles aussi très
diverses. De nombreuses influences,
nutritionnelles bien sûr, mais aussi génétiques,
métaboliques et également
psychologiques, vont interagir, dans des
proportions variables, pour déterminer
le gain de poids d'un individu donné.
Cette situation complexe ne facilite pas
le travail des soignants qui doivent
prendre en compte chaque cas comme étant
particulier. La prise en charge de l'obésité,
maladie chronique, n'est pas seulement
pondérale mais a pour objectif, à long
terme et de façon globale, l'amélioration
de l'état de santé et de la qualité de
vie des patients. Le soutien
psychologique fera donc partie intégrante
du traitement. La démarche thérapeutique
s'inscrira dans la durée et devra être
périodiquement réévaluée. D'ailleurs,
la fréquence des contacts du patient
avec les différents intervenants est un
facteur pronostique reconnu dans l'évolution
pondérale. Dans tous les cas, la prévention
du gain de poids et le traitement des
complications devront être considérés
comme les véritables buts du traitement,
dans une pathologie qui tend à évoluer
spontanément vers une aggravation
progressive.
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