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Il n'y a que très peu de contre-indications aux différents vaccins du voyageur. Le problème qui se pose est plus de trouver le juste milieu entre la "sur vaccination" et les vaccins réellement utiles. C'est notamment le cas, par exemple, des vaccins contre la typhoïde, la rage ou la méningite A et C dont les indications doivent être adaptées au contexte. En dehors du vaccin contre la fièvre jaune et contre l'encéphalite japonaise qui doivent être réalisés dans des centres agréés (voir liste dans le Tableau 1), la plupart des autres vaccins peuvent être réalisés par le médecin généraliste. L'endroit le plus approprié pour vacciner est la partie haute du bras, l'injection se faisant en sous-cutané profonde ou en intramusculaire superficielle. Plusieurs vaccins peuvent être administrés en même temps à des points de ponction différents. Le mélange de plusieurs vaccins dans la même seringue n'est en général pas recommandé sauf indication contraire clairement indiquée. Les vaccinations indispensables et parfois obligatoires Elles doivent être mentionnées sur un carnet international de vaccination. . Les vaccinations ou rappels (tous les 10 ans chez l'adulte) contre la poliomyélite, la diphtérie (en particulier pour les pays d'Europe de l'Est) et le tétanos sont indispensables. . La vaccination anti-amarile (fièvre jaune) est obligatoire ou très recommandée dans les pays d'Afrique situés au sud du Sahara et en Amérique du Sud. Cette vaccination efficace et bien tolérée a une durée d'action de 10 ans. Elle est efficace 10 jours après la première injection et le jour même lors des rappels. Elle est théoriquement contre-indiquée chez la femme enceinte et chez les patients immunodéprimés. En pratique, si le voyageur doit se rendre impérativement dans la zone concernée et si l'on considère que le risque de transmission est réel, la vaccination est possible. De façon générale, chez les patients infectés par le VIH, la vaccination est possible sans restriction au-dessus de 400 lymphocytes CD4/mm3. Elle est déconseillée au-dessous de 200 lymphocytes CD4/mm3. Entre 200 et 400, c'est l'évaluation du risque épidémiologique qui emportera la décision. Elle n'est pratiquée que dans des centres agréés (mentionnés dans le Tableau 1). . La vaccination anti-cholérique n'est plus recommandée par I'O.M.S. depuis de nombreuses années. En France, le vaccin n'est plus disponible depuis 1997. Le risque pour le voyageur est de toute façon pratiquement nul. Les autres vaccinations . La vaccination anti-typhique par le Typhim Vi assure une protection de 3 ans. Le risque de contracter une typhoïde est faible et le vaccin est surtout recommandé chez les voyageurs au long cours et/ ou vivant très au contact de la population locale. . La vaccination anti-hépatite B protège du risque d'infection transmise par les rapports sexuels non protégés ou de façon plus accidentelle par des aiguilles ou du matériel médical mal stérilisés. Son indication doit être très large chez le jeune voyageur et un voyage doit être l'occasion de la proposer systématiquement. Chez les voyageurs d'âge mûr, une vaccination systématique est probablement abusive. L'immunisation étant acquise après la troisième injection, le schéma actuel (MO, M1, M6) est peu applicable dans le cadre d'un voyage. Des schémas accélérés sont possibles avec le schéma ancien (MO, M1, M2, M12). Dans certains cas exceptionnels, on peut même réaliser les trois injections sur un mois tout en sachant qu'on ne peut garantir une bonne immunisation sur le long terme avec ce schéma. . La vaccination contre l'hépatite A est très efficace et bien tolérée. Une seule injection suffit pour un voyage ponctuel. Pour une protection de 10 ans (minimum), une deuxième injection 6 à12 mois après la première est nécessaire. En raison du caractère asymptomatique de l'hépatite A chez l'enfant, la vaccination n'est réellement recommandée qu'à partir de l'âge de 15 ans. . La vaccination anti-rabique est surtout recommandée aux personnes voyageant au long cours ou désirant résider à l'étranger, et tout particulièrement chez les enfants qui sont plus exposés aux morsures d'animaux. Elle nécessite trois injections étalées sur un mois (JO, J7, J28). Elle ne dispense cependant pas d'une vaccination post-exposition après une morsure suspecte. . La vaccination anti-méningococcique A et C est obligatoire pour les pèlerins se rendant à la Mecque. Ailleurs, elle est recommandée en fonction des circonstances épidémiologiques. Elle se fait en une seule injection et a une durée d'efficacité de trois ans. . La vaccination contre l'encéphalite japonaise est recommandée chez le voyageur séjournant plus d'un mois en zone rurale et en période de mousson dans les pays d'Asie (du Pakistan au Japon). En pratique, elle se propose essentiellement aux voyageurs au long cours ou aux expatriés résidant dans ces zones. Elle n'est disponible que dans les centre agréés (voir Tableau 1). . La vaccination contre l'encéphalite à Tiques d'Europe Centrale est possible pour les voyageurs amenés à séjourner de façon prolongée ou répétée en zone forestière (vaccination soumise à procédure spéciale).
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