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Alcoolisme
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Alcoolisme
Source de
l'info
( extait du
site 33 docavenue)
voir suite article sur :www.33docavenue.com. )
Dr François Vabret, CHU de Caen.
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L'alcoolisme
peut se définir par " la perte de la liberté
pour un individu de s'abstenir de boire " .
Il s'agit donc d'une pathologie de la liberté
qui appartient au champ des maladies
psychopathologiques, susceptible d'entraîner des
dysfonctionnements psychiques et/ou organiques,
et qui est responsable de conséquences non-désirées
par le sujet : familiales, sociales,
professionnelles et parfois judiciaires.
Notons
que l'ivresse n'est pas un phénomène
pathologique en soi, et que, quelle que soit sa
fréquence, elle n'est d'aucune utilité pour définir
l'alcoolisme ; en outre, l'absence de
consommation d'alcool à un moment donné ne
permet pas d'exclure l'alcoolisme.
On ne
naît pas alcoolique, on le devient.
Trois
grands facteurs sont susceptibles de favoriser le
développement de l'alcoolisme.
Facteur biologique : il semble que nous
ne soyons pas tous égaux devant l'alcool.
Certains vont développer plus rapidement
que d'autres une accoutumance à l'alcool
; c'est " l'effet drogue " de
l'éthanol ;
Facteur psychologique : la plupart des
personnes utilisant l'alcool ressentent
des effets psychotropes, tel l'anxiolyse,
la dés inhibition, l'atténuation d'une
tristesse de l'humeur, voire un effet
psychostimulant. C'est l'effet " médicament
" du produit lorsqu'il est utilisé
de façon répétée pour faire face aux
difficultés à vivre ;
Facteur social : boire est un acte
social, que l'on retrouve dans la plupart
des groupes culturels, et il n'est pas
rare qu'un individu qui se refuserait
systématiquement à un tel partage se
retrouve avec des difficultés d'intégration.
C'est l'effet socialisant de
l'utilisation du produit.
Mais si
l'alcool intervient plus ou moins
directement sur ces trois facteurs chez
un même individu, toute personne
s'alcoolisant ne va pas devenir
alcoolique pour autant. Il faut, en plus,
un dernier facteur : la répétition du
comportement au travers d'un acte
addictif (acte de dépendance).
Peu à peu
va s'établir chez le patient addictif
une relation à l'alcool, relation
personnelle, de moins en moins liée aux
facteurs externes et de plus en plus à
une organisation psychopathologique du
lien au produit. Celui-ci envahit
progressivement l'économie psychique du
sujet, diminuant de ce fait les autres
possibilités d'investissement : c'est la
dépendance psychique. Le corps, quant à
lui, s'adapte à la répétition des
consommations et à l'augmentation des
doses du fait de la tolérance. Il
supporte de moins en moins bien le fait
d'être privé d'alcool : c'est la dépendance
physique.C'est
ainsi que le malade, sans s'en rendre
vraiment compte, perd progressivement sa
liberté à s'abstenir de boire.
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