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Gabbeh
Tapis persan de facture soyeuse fabriqué
par des populations nomades et
semi-nomades et utilisé comme
couverture, plaid ou matelas. Souvent
réversible. il présente un velours
épais et un nouage lâche. Son décor
s'ome de motifs stylisés d'une grande
simplicité, travaillés dans des coloris
vifs et contrastes. Gaïac
Arbre de Guyane française, qui fut
importé dès le XVIe siècle en Europe;
il donne un bois très dur et compact, de
couleur verte à veinures sombres. Connu
sous le nom de "bois saint" ou
"bois de vie" en raison de ses
vertus thérapeutiques, il fut surtout
utilisé par les ébénistes français.
Galbe
Conformation typique de certains meubles
du XVIIIe siècle au devant et aux
côtés bombés, présentant
généralement un renfoncement accentué
dans leur partie inférieure. Les
commodes et les bureaux galbés sont
typiques de l'ameublement français de
cette époque, surtout de style Louis XV,
mais on les trouve aussi en Angleterre et
en Italie, où ils étaient désignés
sous le nom de meubles "à la
française". Les commodes
"galbées toutes faces" sont
particulièrement recherchées.
Galerie
Bordure de la partie supérieure d'un
meuble, généralement en cuivre ou en
laiton ajouré.
Galon
Ruban tissé de fils d'or ou d'argent qui
borde les garnitures de sièges. C'est
aussi un motif décoratif : une rangée
de cercles ou de stries appliqués ou
tissés sur une bandelette.
Gandja
(Gendje) Nom ancien de la ville de
Kirovabad (Azerbaïdjan) où sont
fabriqués des tapis de petites
dimensions et de forme allongée. Leur
décor se caractérise par une bordure
ornée de rosettes et un médaillon
central à motifs géométriques,
disposés en diagonale. En raison d'une
certaine proximité géographique, ce
type de tapis est parfois dénommé Kazak
(Géorgie).
Garantie
Les commissaires-priseurs français se
vantent d'avoir un avantage sur leurs
concurrents étrangers : la
"garantie trentenaire" qui,
selon l'article 1625 du code civil,
permet aux acheteurs d'exercer pendant
trente ans un recours contre le vendeur.
En fait, cette éventualité ne peut
concerner que les objets adjugés dans
les ventes avec catalogue lorsque les
descriptions des experts se révèlent
non conformes aux objets vendus.
L'invocation d'une garantie
d'authenticité peut donc, en théorie,
faire annuler la vente pour erreur sur la
substance. Dans la pratique, les
commissaires-priseurs reprennent rarement
les objets contestés et se retournent
généralement contre leurs propres
vendeurs, avec pour conséquence une
procédure longue et compliquée. De
plus, pour éviter les procès, les
commissaires-priseurs prennent souvent la
précaution d'annoncer que la vente se
fait "aux conditions
habituelles", c'est-à-dire
"aux risques et périls" des
acheteurs. Si la garantie trentenaire est
difficile à mettre en application, les
auctioners n'offrent pas davantage de
garanties d'authenticité que celles des
descriptions données par les experts.
Dans les pays anglo-saxons, les
catalogues de ventes précisent que les
lots sont acquis "dans l'état"
et "aux risques et périls" de
l'acheteur, même s'ils ont des
"vices cachés". Toutefois,
l'acquéreur peut faire annuler la vente
s'il est en mesure de prouver
scientifiquement que le lot acheté est
un "faux intentionnel"
(deliberate forgery). Finalement, en
France comme ailleurs, les
commissaires-priseurs font tout ce qui
est en leur pouvoir pour dissuader
l'acheteur d'engager une procédure
destinée à faire reprendre le lot
adjugé, même si son authenticité est
contestable.
Garde
Chacun des morceaux de papier fort
collés au début et à la fin d'un
livre. Les pages de garde, blanches la
plupart du temps, peuvent être
également jaspées, peignées ou
saturées. Dans les éventails, chacune
des deux branches terminales qui
protègent l'éventail replié. De la
même dimension que la feuille de
l'éventail, les gardes sont souvent
admirablement décorées.
Garde-manger
Petite armoire sur pied ou suspendue qui
servait à conserver des aliments et
comportait une ouverture grillagée ou
ajourée. En Provence, on l'appelle le
"manjadou". Il a la forme d'une
bonnetière dont la porte est garnie de
fuseaux.
Garde-robe
A l'origine, petite pièce dans laquelle
on rangeait les vêtements. Par la suite,
grande armoire destinée au même usage.
Au XVIIe siècle, la garde-robe ne sert
plus qu'à abriter les chaises percées.
Si l'on en croit Saint-Simon, "le
duc de Vendôme donnait ses audiences
dans sa garde-robe, étant sur sa chaise
percée".
Garde-temps
Ce nom fut d'abord celui des
chronomètres de marine mis au point au
début du XVIIIe siècle pour garder
l'heure exacte à bord des navires et
calculer la longitude. Les garde-temps
fabriqués par l'horloger Pierre Le Roy
sont réputés pour leur grande
précision.
Gargoulette
Cruche de terre poreuse qui permet aux
liquides de rester frais par
évaporation.
Garnier
(Pierre, 1720-1800) Ébéniste français
reçu Maître en 1742. On lui doit des
meubles d'époques Louis XV, Transition
et Louis XVI d'une grande variété et
d'une exécution parfaite. Des petits
meubles de salon aux grandes
bibliothèques, ils sont souvent ornés
de marqueteries à fleurs dans des
encadrements plus sombres et garnis de
bronzes raffinés. D'autres sont laqués
et ornés de plaques de porcelaine de
Sèvres.
Garniture
En ébénisterie, désigne l'ensemble de
bronzes et ferrures qu'il soit
fonctionnel ou ornemental. Etoffes et
rembourrages utilisés pour garnir un
siège.
Gaudreaux
(Antoine Robert, 1680-1751) Émule de
Cressent, cet ébéniste français fut
élu en 1744 syndic de la communauté des
menuisiers ébénistes, fournisseur de la
Cour. On connaît de lui de nombreux
meubles (non signés) d'une grande
perfection d'exécution et chargés de
somptueux bronzes dorés - notamment des
commodes "à la Régence", des
tables de jeu et le très beau
médaillier destiné au roi Louis XV pour
ranger sa collection de monnaies
(actuellement au Cabinet des Médailles
de la Bibliothèque nationale, à Paris).
On attribue aussi à Gaudreaux, avant
Cressent, l'invention de la commode à
vantaux latéraux dite "à la
Harant". Il ne faut pas confondre
Antoine Robert Gaudreaux avec François
Gaudreaux, ébéniste de la fin du XVIIIe
siècle qui signait F.G.
Gaufroir
(dit "fer à soie") Ustensile
composé d'une matrice en laiton, en
bronze ou en cuivre, et d'un fer en acier
muni d'une poignée. Il servait à
confectionner des fleurs et des feuilles
en soie, en velours, etc., destinées aux
robes et chapeaux des grands couturiers.
Gaufrure
Impression réalisée à l'aide d'un fer
à gaufrer sur une étoffe, une pièce de
cuir ou une feuille de papier, et
figurant des motifs ornementaux en relief
ou en creux. Ce terme s'applique
généralement aux couvertures en cuir
des livres anciens ou précieux.
Géorgien,
style anglais couvrant une longue
période historique allant de 1714 à
1830 et couvrant les règnes de George
Ier à George IV. En l'absence d'une
théorie précise et rigoureuse, ce style
se caractérise par différentes
tendances décoratives. Noter la
participation active, dans la seconde
moitié du XVIIIe siècle, de fortes
personnalités dont les créations
influencent durablement le goût anglais
et la vie artistique des décennies
suivantes : Th. Chippendale, R. Adam, G.
Hepplewhite et Th. Sheraton. Les années
1795-1830, communément désignées sous
le nom de Regency, se caractérisent par
une réaction aux styles français Empire
et Restauration.
Germain
(François Thomas, 1726-1791) François
Thomas Germain appartient à une
véritable dynastie d'orfèvres qui
s'étendra sur les XVIIe et XVIIIe
siècles. François, mort en 1676, est
maître à Paris en 1642. Pierre
(1645-1684), fils de ce dernier,
s'illustre en obtenant la charge
d'orfèvre du roi. Il est tout d'abord
graveur en médailles puis prend part à
la réalisation du mobilier de
Versailles. Thomas (1673-1748), fils de
Pierre, connaîtra tous les honneurs.
Logé au Louvre, il porte le titre
d'orfèvre et sculpteur du roi avant
d'être anobli. Fournisseur de la
couronne de France, il exercera
également ses talents pour le compte des
plus grandes cours européennes.
François Thomas, fils du précédent,
succède à son père en 1748. Sa
production, plus abondante grâce à
l'organisation de son atelier, n'égale
cependant pas le niveau d'inventivité de
son père.
Gersaint
(François, 1696-1750) Célèbre marchand
de tableaux, de bijoux, de porcelaines,
de curiosités et d'objets d'art.
Établie à l'enseigne du "Grand
Monarque" sur le pont Notre-Dame, sa
boutique a été rendue célèbre par la
non moins célèbre toile de Watteau
L'Enseigne de Gersaint offerte par le
peintre au marchand en remerciement de
son hospitalité durant une grave
maladie. En relation avec les plus grands
artistes de son temps, cet observateur
attentif du marché de l'art fut le
conseiller avisé et l'acheteur
d'uvres pour le compte des
souverains de toute l'Europe.
Ghiordès
(Gôrdes) Ville d'Asie Mineure ayant
donné son. nom à une importante
production de tapis de prière en laine
fine, caractérisés par un velours ras.
La bordure extérieure, formée de
plusieurs encadrements, circonscrit un
champ central s'ornant de nombreux motifs
aux couleurs raffinées. Ce terme
désigne aussi un type de nud
symétrique, réalisé par passage d'un
fil, formant une boucle, autour d'une
paire de fils de chaîne voisins et
ressortant entre ces derniers. Appelé
aussi "turc", ce type de
nud est l'un des plus courants en
Orient avec le nud Senneh (ou
"perse").
Gien
Siège d'une manufacture de faïence
fine, à décor imprimé, fondée en
1822. De nos jours, malgré de graves
difficultés financières, la manufacture
maintient son activité. Il existe un
véritable courant en faveur des
anciennes céramiques de Gien, dont
certaines atteignent des prix élevés,
en particulier les assiettes vertes ou à
fond noir et celles à décors
polychromes imprimés sur de la faïence
fine.
GigogneCe
terme, employé pour désigner des
tables, des objets, des poupées, etc.,
qui s'emboîtent les uns dans les autres,
aurait pour origine un personnage du
théâtre de marionnettes la "mère
Gigogne", toujours entourée
d'enfants. Les premières tables
"gigognes" remontent au Second
Empire et connurent encore une certaine
vogue avec le style Art nouveau. Quant
aux poupées, elles sont souvent
russes...
GiletièreChaîne
de montre souple pour homme. D'un côté,
elle est munie d'un anneau à passer
autour d'un bouton du gilet, et de
l'autre d'un mousqueton auquel vient
s'attacher la montre, logée dans son
gousset. Utilisée jusqu'à la
généralisation du bracelet montre, la
gile-tière est de nouveau à la mode
aujourd'hui grâce aux femmes qui la
portent autour du cou en "collier de
chien".
Girasol
verre opaque de fabrication française
constitué de chaux d'étain, très
utilisé au XVIIIe siècle. Son nom
dérive de celui, homonyme, d'une
variété d'opale.
Girouette
Objet utilitaire perché au faîte des
toits, indiquant la direction du vent.
Auparavant en fer forgé, les girouettes
sont découpées dans de la tôle aux
XIXe et XXe siècles. Elles représentent
le plus souvent des scènes de la vie
rurale ou un animal.
Givré
Effet de craquelures obtenu sur un verre
dont la masse vitreuse est sillonnée
d'un réseau de petites lignes. Ce sont
les Vénitiens qui, au XVIe siècle, ont
mis au point cette technique en plongeant
le verre encore chaud dans de l'eau
froide. On obtient aussi un effet de
givrage en passant la plaque de verre sur
des petits morceaux de verre concassé
qui se fondent dans la masse au moment du
soufflage à chaud.
Glaçure
Enduit appliqué sur les céramiques qui,
se vitrifiant à la cuisson, rend les
poteries imperméables. On désigne
souvent la glaçure sous le nom d'émail.
Glycophilie
Désigne un nouveau thème de collection
: les emballages de morceaux de sucre.
Certains collectionneurs préfèrent
garder l'emballage avec le sucre.
Glyptique
Art et technique de gravure sur les
pierres fines. Selon que le lapidaire
dessine son motif en creux ou qu'il le
dégage en taille d'épargne, il obtient
soit une intaille utilisée pour les
sceaux et les cachets , soit un camée.
Les motifs sont également obtenus par
l'application d'un cylindre sur une
plaque d'argile fraîche, notamment en
Mésopotamie.
Gnomon
Instrument primitif composé d'une tige
formant une ombre qui indique ainsi la
hauteur du soleil dans le ciel et son
orientation. D'abord simple bâton fiché
en terre, il se perfectionna au cours des
siècles et fit rapidement partie des
instruments permettant la lecture de
l'heure d'un seul coup d'il. comme
les "cadrans" solaires ou les
"anneaux" astronomiques.
Gobelins
Célèbre manufacture française de
tapisseries fondée en 1662 par Louis
XIV, sous l'influence de son ministre
Colbert. La manufacture fut installée à
Paris dans les anciens ateliers de
teinturerie de la famille Gobelin, où
travaillaient depuis 1607 deux artistes
flamands invités à séjourner en France
par Henri IV. Destinée d'abord à la
fabrication du mobilier royal, la
manufacture se spécialisa bientôt dans
l'exécution de tapisseries : Colbert en
fit agrandir les ateliers, et elle devint
rapidement l'une des premières d'Europe.
Son premier directeur fut le peintre
Charles Le Brun, qui fit réaliser des
pièces d'une qualité exceptionnelle.
Ses successeurs, Mignard, Audran et
Boucher fournirent à la manufacture des
cartons de même qualité. L'activité de
la manufacture fut interrompue de 1789 à
1795 par la Révolution. A la fin du
siècle dernier, l'Art nouveau permit à
la manufacture de retrouver un second
souffle, grâce à l'introduction de
nouveaux sujets et de nouvelles
techniques. Au cours de la première
moitié du XXe siècle, la manufacture se
lança dans la fabrication de tapisseries
d'après des cartons réalisés par des
peintres célèbres : Pablo Picasso,
Henri Matisse, etc.
Godelier
En Champagne, égouttoir à verres dont
les traverses comportent des encoches
pour ranger les couverts.
Godron
Motif ornemental en relief, creux ou
saillant, utilisé pour les cadres, les
bordures de meubles, l'argenterie,
l'orfèvrerie et formé d'une série
d'éléments convexes semblables à des
cosses de légumineuses. Le godron est un
ornement typique de l'art classique et de
la Renaissance. Ce terme s'utilise aussi
en ébénisterie pour définir un
ornement similaire, réalisé sur le
mobilier. Enfin, ce terme désigne les
objets offrant une ornementation
semblable.
Godronnoir
Ciseau de sculpteur, de graveur,
d'orfèvre, servant à orner de godrons
les pièces à décorer. Ce motif
décoratif formé de moulures
légèrement ovales placées côte à
côte orne souvent les ceintures de table
et certaines parties de pièces
d'argenterie. Les godrons sont
caractéristiques du style Louis XVI.
Gomme
laque Substance résineuse diluée à
l'alcool et utilisée pour vernir les
pièces de mobilier. La composition de la
gomme laque varie selon les époques et
les utilisateurs. La gomme laque est
également employée comme fixatif des
détrempes, des aquarelles, des dessins
au crayon et au fusain, etc.
Gondole
(en) Se dit d'un dossier incurvé pour
épouser la forme du dos : la ceinture du
dossier est reliée aux accoudoirs par
une pièce de bois continue en forme de
fer à cheval. Inventée en France sous
le règne de Louis XV. cette forme fut
reprise dans toute l'Europe et à la fin
du XVIIIe siècle, sous l'Empire. Cette
forme est caractéristique, par la suite,
des styles Restauration. Charles X et
Louis-Philippe. Les motifs du dossier en
gondole peuvent être à croisillons, en
ogive (à la cathédrale) ou en panneaux
incrustés.
Googlie
Terme américain qui désigne une poupée
burlesque caractérisée par de gros yeux
ronds et rieurs, créée au début du
siècle par la Société française de
fabrication de bébés et de jouets la
SFBJ. Cette poupée, drôle à défaut
d'être véritablement belle ou
gracieuse, séduisit les Américains qui
apprécient surtout les bébés de
caractère et qui la dénommèrent
googlie ("yeux de grenouille").
Ces bébés comiques sont très
recherchés par les collectionneurs.
Gothic
Revival Voir Néogothique.
Gothique
Terme désignant un style apparu dans la
seconde moitié du XIIe siècle dans le
nord de la France. Il a profondément
marqué l'art européen, qu'il s'agisse
de l'architecture, des arts figuratifs ou
des arts appliqués, jusqu'au XVe
siècle. Dans le domaine de
l'ameublement, les pièces conservent les
formes massives et dépouillées de
l'époque précédente et ont
généralement un décor avec une
prédominance de motifs végétaux. Les
bois les plus utilisés sont le chêne,
au nord de l'Europe, et le noyer, au sud.
Gothique
fleuri Voir Flamboyant, style.
Gouache
Technique de peinture sur papier, très
utilisée par les artistes français du
XVIIIe siècle. Assez proche de
l'aquarelle, elle s'en distingue par la
façon d'obtenir des différences de
nuances : les couleurs sont diluées à
l'eau dans l'aquarelle, mais mélangées
à une quantité variable de blanc dans
la gouache. La gouache fut aussi
employée pour des réalisations
éphémères et pour l'exécution de
cartons pour des tapisseries.
Gourdin
(Jean-Baptiste) Menuisier français reçu
Maître en 1748, surtout connu comme
inventeur de nombreux modèles de sièges
Louis XV, toujours élégants et bien
équilibrés. Son père, Jean Gourdin,
reçu Maître en 1737, surnommé
"Père Gourdin", a donné des
sièges aux lignes vigoureuses et
sobrement décorés de rinceaux.
Gourmette
A l'origine, petite chaîne réunissant
les deux parties du mors et qui passait
par la bouche du cheval. Par extension,
ce nom a été donné à un bracelet
formé d'une simple chaîne d'or aux
maillons épais.
Gouthière
(Pierre, 1732-1813) Bronzier français,
fournisseur de Louis XVI et de
Marie-Antoinette. Il ne signait pas ses
uvres, mais la qualité de la
ciselure et certains motifs
caractéristiques de feuillages
permettent de les identifier. Il a
souvent travaillé pour l'ébéniste
Riesener.
Graal Mot
suédois désignant un verre à
inclusions colorées par un procédé mis
au point vers 1916 à la fabrique
d'Orrefors (Suède).
Grain
d'orge Terme de menuiserie : il s'agit
soit d'une entaille en biseau séparant
deux moulures, soit d'un assemblage en
saillie épousant un angle rentrant.
Graine
Motif en forme de gland, de fruit, de
pomme de pin ou d'artichaut, placé au
sommet d'un couvercle pour le saisir
commodément. Les puristes désignent
cette excroissance extrême sous le nom
d'"amortissement".
Grand feu
Température comprise entre 1200 et
1400°C à laquelle sont cuites
différentes sortes de porcelaines, de
faïences et d'objets en terre cuite
vitrifiée. La première utilisation de
ce procédé date de la fin du XIXe
siècle en France. Ce terme est aussi
utilisé dans l'art de la céramique pour
désigner les couleurs pouvant supporter
des températures aussi élevées : le
bleu, le vert, le céladon, le rouge de
cuivre et ivoire.
Grand-father
dock Pendule de parquet anglaise, à long
balancier et au mouvement actionné par
des poids. Sa diffusion se développa à
partir de 1670, lorsque l'usage de
l'échappement à ancre se généralisa.
La gaine en chêne, en noyer, et plus
tard en acajou, suivit l'évolution des
différents styles anglais.
Granulation
Technique de décoration, propre à
l'orfèvrerie, qui consiste à appliquer
sur la surface du bijou une quantité de
minuscules sphères. Ce procédé, connu
dès la plus haute Antiquité, était
magistralement maîtrisé par les
Étrusques.
Grasset
(Eugène) Illustrateur et ornemaniste
français d'origine suisse (Lausanne
1845-Sceaux 1917). Artiste aux multiples
facettes, il fut l'un des créateurs de
l'Art nouveau, notamment dans le domaine
de l'affiche, mais aussi dans ceux de
l'illustration et de la reliure, de la
décoration, du vitrail et des étoffes.
On lui doit, entre autres, la célèbre
"semeuse" de la Librairie
Larousse.
Grecque
Motif d'ornementation constitué de
lignes brisées à angle droit et formant
des carrés ou des rectangles ouverts
reliés entre eux par des droites. Très
employé par les Grecs de l'Antiquité,
ce motif redevient très à la mode dès
l'apparition du style néoclassique au
milieu du XVIIIe siècle.
Grès Type
de céramique constituée d'argiles
spéciales et obtenue par cuisson à
très haute température ( 1200-1400
°C). Le grès est dur et compact, avec
une surface imperméable qui ne
nécessite pas l'application de vernis.
Connu en Chine dès la plus Haute
Antiquité, le grès a été introduit en
Europe au XVe siècle.
Griffon
Animal fabuleux d'origine orientale,
hybride de l'aigle et du lion. Symbole de
la force dans l'Antiquité, il
personnifie Satan dans la statuaire du
Moyen Age.
Grisaille
Terme employé dès le XVIIIe siècle
pour désigner une peinture monochrome
dont les diverses nuances de gris donnent
des effets de relief.
Grohé
(Guillaume, 1808-1885) Originaire de la
Hesse Darmstadt, cet ébéniste arrive à
Paris en 1827 où il débute par un
commerce d'objets d'art. Grâce à son
génie et à son esprit d'initiative, il
se trouve bientôt à la tête de l'une
des plus importantes maisons
d'ébénisterie parisienne. Il participe
à toutes les expositions et y présente
d'abord des meubles, en accord avec le
goût de l'époque : à décor gothique,
à l'égyptienne, etc. Mais ses
uvres les plus caractéristiques
sont des copies authentiques des plus
célèbres pièces du siècle
précédent, et surtout du style Louis
XVI. Pour leur exécution, il a employé
les artistes les plus réputés de son
temps : Lienard, sculpteur sur bois, et
le bronzier Fannières notamment. Il fut
le fournisseur de Louis-Philippe, de
Napoléon III, de l'impératrice Eugénie
et, après 1862, de la reine
d'Angleterre. Son entreprise resta active
jusqu'en 1887.
Gropius
(Walter, 1883-1969) Architecte allemand,
fondateur du Bauhaus : il préconisait
l'harmonie entre les différentes
activités artistiques et la fabrication
en série. Ce principe, qui englobe les
Beaux-Arts et les Arts décoratifs, a
orienté la fabrication d'un mobilier
industriel de qualité destiné au plus
grand nombre tels les meubles de Marcel
Breuer et des ensembliers de l'époque
Art Déco. Gropius a émigré aux
États-Unis en 1933.
Gros On
désigne sous ce nom des pièces en
argent apparues au XIIIe siècle qui sont
des multiples du denier. C'est ainsi que
le "gros tournois" est une
monnaie de compte créée par Saint-Louis
pour une valeur de douze deniers. Aux
siècles suivant, les "gros"
sont parfois utilisés sous le nom de
"blanc", évocateur de
l'argent.
Gros-Caillou
Nom d'une manufacture parisienne de
verrerie, active à la fin du XVIIIe et
au début du XIXe siècle.
Grotesques
Motifs décoratifs peints, sculptés ou
tissés, composés de sujets bizarres
figures et masques anthropomorphes,
animaux plus ou moins fantastiques,
formes végétales souvent très
stylisées combinés avec des rinceaux et
des arabesques. Ils tirent leur nom des
"grottes", c'est à dire des
caveaux antiques découverts à Rome au
XVe siècle, essentiellement les vestiges
de la Domus Aurea de Néron : leurs
peintures murales inspirèrent les
maîtres de la Renaissance. Ce motif fut
très utilisé en architecture, en
peinture, en céramique et en
ébénisterie notamment. Diffusés en
France au XVIIe siècle, les grotesques
sont particulièrement riches au XVIIIe
siècle avec Claude III Audran et Jean
Bérain, tant sur les boiseries peintes
que sur les meubles, les fonds de
tapisserie et les faïences.
Groult
(André, 1884-1967) Décorateur
ensemblier dont les meubles rappellent le
style Restauration, le Louis XVI et le
Directoire. Ses modèles allient des
éléments baroques à une recherche de
confort et de sécurité. Les formes
galbées de ses meubles en bois précieux
combinées à des matériaux raffinés
ébène de macassar, laque, écaille,
nacre, etc. sont recherchées par les
collectionneurs.
Gubbio
Ville d'Ombrie connue dès le Moyen Age,
mais surtout depuis les XVe et XVIe
siècles, pour ses céramiques. Elle doit
sa renommée en particulier à des
céramiques aux délicats reflets rouge
et doré. Les pièces les plus
précieuses vases et plats décorés en
relief ou godronnés remontent au début
du XVIe siècle.
Guéridon
Petite table reposant généralement sur
un support central se terminant par trois
pieds évasés. Le plateau rond, ovale ou
polygonal, en bois ou en marbre supporte
généralement un chandelier, une lampe,
un vase ou des bibelots. Le guéridon est
apparu en France sous Louis XIV tandis
que l'Angleterre le connaissait depuis le
début du XVIIe siècle , mais il a connu
un essor important au siècle suivant
dans les demeures des couches les plus
aisées de la population. Ce terme
désigne aussi un grand candélabre
introduit sous Louis XIV, formé de la
silhouette d'un maure en bois doré ou
laqué.
Guignard
(Pierre-François) Ebéniste français
reçu Maître en 1767. Il participa à la
Commune insurrectionnelle du 10 août
1792 et mourut sur l'échafaud le 29
juillet1794, victime des Thermidoriens.
Il a produit de nombreux meubles
originaux, toujours d'une rigoureuse
composition, telle la très belle commode
en laque à décors chinois conservée au
ministère des Finances. Il est le seul
ébéniste à avoir été guillotiné.
Guilloché
(adj.) Désigne les motifs appelés
"guillochis" : de petites
lignes parallèles, croisées ou
ondulées, tracées au burin sur des
pièces d'orfèvrerie.
Guillochis
Motif formé de l'entrelacement d'une ou
de plusieurs bandes de volutes, de
cercles ou de demi-cercles. Apparu chez
les orfèvres, il fut beaucoup employé
par les ébénistes du début du XVIIe
siècle, notamment pour les moulures de
corniches.
Guillotine
(à) Système de fermeture de certains
secrétaires de la fin du XVIIIe siècle
comportant, au-dessus du corps principal,
un volet coulissant verticalement entre
deux rainures. Cette désignation imagée
est passée dans la langue après la
Révolution.
Guimbarde
Petit instrument de musique composé
d'une armature sur laquelle est fixée
une languette de métal que l'on fait
vibrer devant la bouche, utilisée comme
caisse de résonance. Ce mot désigne
aussi un petit rabot utilisé par les
sculpteurs et les graveurs, ainsi qu'une
danse ancienne et, familièrement, une
vieille voiture.
Gül Motif
ornemental (ce mot signifie
"rosé" en persan) de forme
généralement octogonale,
caractéristique des tapis orientaux
d'Asie centrale, et notamment du
Turkménistan. Il est en général lui
même rempli de petits motifs polychromes
et géométriques et relié aux autres
gül par des motifs moins marqués de
manière à former des bandes
symétriques ornant soit la bordure du
tapis, soit le champ. De nombreuses
variantes caractérisent la production
des différentes tribus.
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